Judée Hébraique

De 1948 à nos jours
LA TERRE D'ISRAEL
MOSHE(zt'l)
LE KOTEL

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Ecoute bien cette histoire: "Il était une fois un buisson de roses. Il était soigneusement planté et ses racines descendaient loin dans le sol qui avait été préparé pour lui. Ces racines étaient Abraham. Une rose se mit à pousser et il fallut lui mettre un greffon pour qu'elle ne devînt pas sauvage, mais conforme à ce que le jardinier attendait d'elle. Le tuteur, la bonne terre et la greffe étaient solides. Ce tuteur était Moïse. Un jour, la plus parfaite des roses rouges que l'on ait jamais vue, apparût en bourgeon. Ce bourgeon était Jésus. Puis le bourgeon s'ouvrit et son éclosion était Mahomet".

                                

 

Smol hayarden

De même qu'un pont soutenu par un pilier
Qu'un homme soutenu par sa colonne vertébrale,
Pour mon pays, l'axe et le lien
Est le Jourdain, le Saint Jourdain.

Il y a deux rives au Jourdain,
Et elles sont miennes.

Si mon pays est pauvre et petit,
Il est mien du septentrion au midi,
S'étendant de la mer au désert,
Et le Jourdain, le Jourdain en son milieu.

Il y a deux rives…

Là vivront dans la prospérité et le bonheur
L'Arabe, la Chrétien et le Juif
Car mon drapeau est pur et juste,
Il éclairera les deux rives du Jourdain.

Il y a deux rives…

Je t'ai dédié mes deux mains, Patrie,
Mes deux mains pour la faucille et le bouclier,
Que ma droite se paralyse
Si j'oublie la rive gauche du Jourdain.

Dimanche 1 octobre 2006

Courrier de l'Emir Fayçal à Félix Frankfurter 
Mars 1919

"... Le mouvement juif est national et non impérialiste
et notre mouvement également est national et non impérialiste. 
Il y a en Palestine assez de place pour les deux peuples. 
Je crois que chacun des deux peuples a besoin du soutien 
de l'autre pour arriver
à un véritable succès (...)
J'envisage avec confiance un avenir dans lequel 
nous nous aiderons mutuellement, afin que les pays 
auxquels nous portons chacun un vif intérêt puissent 
à nouveau reprendre leur place au sein de la communauté 
des nations civilisées du monde". 

Cf Renée Neher-Bernheim, La déclaration Balfour, Julliard 1969

 
Par Yeshoua - Publié dans : islamsioniste
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Vendredi 29 septembre 2006

Islam : le vrai visage d'une religion

Entretien avec l'Imam Abdul Hadi Palazzi

Par Michel Gurfinkiel, Valeurs Actuelles

23 décembre 2001

Exclusif : "C'est aux Occidentaux de choisir entre un islam compatible avec la démocratie et un pseudo-islam totalitaire". Une leçon exceptionnelle de théologie et de politique, par le Recteur de l'Institut musulman de Rome.


Italien par son père, Syrien par sa mère, le Cheikh Imam Abdul Hadi Palazzi dirige le Centre culturel de la Communauté islamique de Rome. C'est l'une des plus grandes autorités sunnites d'Europe. Il répond aux questions de Valeurs Actuelles, sans détour ni concession.


Ce document peut être reproduit librement sous réserve des mentions de copyright exigées par la loi, et de la mention du site de CJE et de l’adresse  de son site (http://www.chretiens-et-juifs.org/article.php?voir[]=1&voir[]=4109)

L'islam est en pleine ascension. Mais trop souvent sous une forme extrémiste...

Comment expliquer que ces hérétiques aient pris le pouvoir dans une partie importante du monde musulman?

Où peut-on encore trouver des musulmans orthodoxes ?

La guerre sainte est-elle la finalité de l'islam ?

Un musulman peut-il accepter l'existence d'Israël ?

La démocratie est-elle compatible avec l'islam orthodoxe ?

Les gouvernements occidentaux doivent-ils jouer un rôle dans la désignation des chefs religieux musulmans?

L'islam est en pleine ascension. Mais trop souvent sous une forme extrémiste...

IMAM PALAZZI. L'islam contemporain vit une tragédie. Il a été kidnappé par une hérésie née voici trois siècles dans le désert du Nejd, le wahhabisme,  aujourd'hui au pouvoir en Arabie Saoudite, et par ses nombreuses variantes, des Frères musulmans (al-Ikhwan al-Muslimun) aux confréries dites "islamistes". L'islam connaît sans doute actuellement un essor numérique et géographique. Mais il subit en même temps une profonde décadence interne, au moins dans son c ur historique : le monde arabe et les autres pays du Proche et du Moyen-Orient. Son salut viendra peut-être de la périphérie : des islams d'Afrique ou d'Extrême-Orient, ou d'un nouvel islam en gestation dans les pays pluralistes et multiculturels d'Occident, en Europe et en Amérique.


En quoi le wahhabisme et l'islamisme sont-ils hérétiques ?


Lors de leur apparition,  les wahhabites  ont été rejetés avec horreur par la quasi-totalité des autorités musulmanes, et combattus par les pouvoirs musulmans légitimes, notamment  le sultan-calife ottoman. En raison de leur doctrine : ils rejetaient  la Sunna, la tradition séculaire de l'islam, au profit d'une lecture littéraliste du Coran. Et en raison de leurs actes : ils se livraient, sous couvert de religion, aux pires excès, du saccage des Lieux Saints, notamment à La Mecque et Médine, au massacre de populations musulmanes entières, femmes et enfants compris. Ce rejet du wahhabisme a persisté jusqu'à notre époque, tant qu'il s'est trouvé des chefs religieux capables de s'exprimer à ce sujet. Les clones modernes du wahhabisme, qu'il s'agisse des Frères musulmans, du néo-wahhabiste Oussama Ben Laden, des taliban, ou des autres réseaux dits islamistes ne se différencient du wahhabisme proprement dit qu'en formulant un projet politique de domination mondiale, analogue sur bien des points au fascisme et au communisme, et en mettant en place, comme leurs modèles totalitaires européens, des réseaux hiérarchisés de militants professionnels.

Comment expliquer que ces hérétiques aient pris le pouvoir dans une partie importante du monde musulman ?

Ils se sont imposés par la force et la terreur : soit en renversant les pouvoirs musulmans établis, soit en les faisant chanter. Au fur et à mesure qu'ils consolidaient leur emprise sur des pays musulmans, leurs ressources financières s'accroissaient, et donc leur capacité de subvertir d'autres pays ou communautés. Je dois ajouter que les Occidentaux portent également leur part de responsabilité. Ignorants en matière islamique, les Britanniques et plus tard les Américains ont cru que les wahhabites et les islamistes n'étaient que des musulmans conservateurs, " intégristes ", et les ont soutenus avec l'idée de s'appuyer sur eux en retour. En 1991, l'Amérique a fait la guerre du Golfe pour sauver l'indépendance du Koweit et à plus long terme celle de l'Arabie Saoudite. L'émir du Koweit les a remerciés en accordant un énorme soutien financier au mouvement islamiste et terroriste Hamas, puis en participant à la création, à Lugano, du Nada Management Group, c'est-à-dire du holding de Ben Laden. J'espère que les événements du 11 septembre ont ouvert les yeux des dirigeants de Washington.

Où peut-on encore trouver des musulmans orthodoxes ?

Dans la plupart des pays arabes, l'islam sunnite orthodoxe a été remplacé par un mélange instable d'islamisme et de nationalisme arabe non-religieux. Dans d'autres pays, comme le Pakistan, il a été marginalisé par le wahhabisme. En ce XVe siècle de l'Hégire, il survit surtout dans des pays périphériques, en Afrique noire, en Inde, en Indonésie, en Malaisie, dans l'ancienne Asie centrale soviétique. Le critère, c'est l'affiliation des Docteurs de la Loi coranique, des oulémas. Là où les wahhabites et les islamistes sont l'exception plutôt que la règle, l'islam est encore authentique. Là où ils sont la règle plutôt que l'exception, l'hérésie a gagné.

Une bataille cruciale est en train de se dérouler à cet égard. Elle concerne les matrices intellectuelles de l'islam, les séminaires théologiques. Dans le monde arabe, en  Europe et en Amérique du Nord, ils sont aujourd'hui financés et donc actuellement contrôlés par les Saoudiens d'abord, par les Frères musulmans ou d'autres confréries islamistes ensuite. Avec toutes les conséquences que cela implique à moyen ou à long terme.

La guerre sainte est-elle la finalité de l'islam ?

La "guerre sainte", comme vous dites, n'est pas un concept musulman, mais chrétien, dont les Croisades ont été l'application la plus célèbre. L'islam parle seulement de "djihad", c'est-à-dire d'effort vers le bien. La littérature islamique classique range dans cette catégorie des actes aussi différents que le pèlerinage à La Mecque pour les femmes, la nécessité de prendre soin de ses parents âgés ou le perfectionnement éthique. C'est seulement par extension que le "djihad" recouvre également la guerre juste. Mais cette guerre, à son tour, n'est pas nécessairement menée dans le seul intérêt des musulmans : selon le Coran, elle peut être décrétée "pour protéger les mosquées, les synagogues, les églises et les monastères", ou même en vue de repousser un envahisseur, même musulman. Dans le langage politique d'aujourd'hui, elle peut parfaitement s'appliquer à une guerre menée pour la défense des droits de l'homme.

Un musulman peut-il accepter l'existence d'Israël ?

Rien, dans l'islam sunnite orthodoxe, ne s'oppose à l'existence de cet Etat. En tout cas, rien dans la période actuelle, qui a commencé avec  la disparition du sultanat-califat ottoman et qui ne s'achèvera que lors de l'arrivée de l'Imam al-Mahdi, c'est-à-dire du Messie.

En 1919, l'émir Fayçal, chef de la famille hachémite, docteur de la Loi et musulman pieux, avait approuvé la déclaration Balfour, signé un pacte d'amitié avec l'Organisation sioniste, et félicité les immigrants juifs pour leur "retour" dans la patrie de leurs ancêtres. Ce sont les Britanniques qui ont créé de toutes pièces un conflit judéo-musulman, en trahissant Fayçal et en favorisant sottement à sa place le soi-disant mufti de Jérusalem, Amin El-Husseini, qui n'était en fait qu'un agitateur nationaliste irréligieux, et qui a fini par passer du côté des Italiens et des Allemands. Par la suite, la cause dite palestinienne a été manipulée par tous les ennemis de l'islam : les régimes arabes irréligieux ou hérétiques, le communisme athée, etc. 

L'idée selon laquelle les musulmans auraient un devoir particulier envers la "Palestine arabe" n'est pas plus fondée. D'abord parce que la notion même de "Palestine" est étrangère à la littérature islamique orthodoxe, qui ne connaît que le Bilad as-Sham, une entité comprenant  les Etats actuels du Liban, de Syrie, d'Israël et de Jordanie. Et ensuite parce qu'un pays, arabe ou non, n'a pas d'existence en soi: ce n'est qu'une circonscription territoriale et politique, établie dans l'intérêt de ses habitants, pour l'administration de la justice et du bien. Dans la mesure du possible, un musulman souhaitera que cette circonscription soit dirigée par des musulmans pieux. Mais entre un pouvoir non-musulman juste et respectueux de l'islam, et un pouvoir musulman hérétique, injuste et oppresseur, il doit préférer le premier. A supposer qu'une obligation de remplacer l'Etat juif par un Etat palestinien musulman soit actuellement en vigueur, la même obligation serait valable a fortiori pour la Syrie, puisqu'elle est dirigée par des alaouites,  considérés par les sunnites comme des renégats polythéistes, donc bien plus infidèles que les juifs monothéistes...

La démocratie est-elle compatible avec l'islam orthodoxe ?

Depuis la dissolution du califat, les musulmans ont le devoir, autant que possible, de vivre dans un Etat qui ne pratique pas l'oppression, assure la justice et protège l'islam et les autres religions révélées. La démocratie occidentale est actuellement le régime qui se rapproche le plus de cette définition. Des régimes à la fois démocratiques et musulmans fonctionnent déjà dans certains pays. Je constate que les droits politiques, sociaux et religieux des non-musulmans, Indiens hindouistes et Chinois bouddhistes, sont parfaitement garantis dans la Malaisie musulmane, par exemple, alors que dans mon propre pays, l'Italie, les droits des musulmans sont toujours définis par une loi restrictive de 1929, édictée par Mussolini, aux termes desquels l'islam, le bouddhisme et le christianisme orthodoxe ne sont que des "cultes autorisés", c'est-à-dire tolérés.

Un musulman vivant dans un pays démocratique doit accepter la loi civile tant qu'elle ne le contraint pas à violer la loi religieuse, la Charia. Par exemple, il peut se résigner à une loi autorisant l'homosexualité ou d'autres comportements sexuels interdits par le Coran tant qu'il ne sera pas lui-même contraint de les pratiquer. En sens inverse, il doit renoncer à des pratiques permises par la Charia mais interdites par le gouvernement démocratique,  comme la polygamie. Je ne pense pas que la situation soit tellement différente pour les fidèles d'autres religions, notamment les
catholiques et les juifs.

Les gouvernements occidentaux doivent-ils jouer un rôle dans la désignation des chefs religieux musulmans ?

Du point de vue musulman, un pouvoir légitime, musulman ou non-musulman, a le droit et même le devoir de désigner les chefs religieux et les éducateurs de la communauté islamique, du moment qu'il les choisit parmi des hommes pieux et savants. C'est donc aux gouvernements  occidentaux qu'il faut renvoyer la question, compte tenu de la séparation des Eglises et de l'Etat ou de tout autre considération de ce type. Voulez-vous un islam compatible avec la démocratie et avec les droits de l'homme ? Si la réponse est oui, choisissez les responsables musulmans en conséquence.

Propos recueillis par Michel Gurfinkiel

© Michel Gurfinkiel et Valeurs Actuelles, 2001

Par Yeshoua - Publié dans : islamsioniste
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Samedi 16 septembre 2006
Question d'Edward Jacobs et réponse du cheikh Palazzi

 ÉDITION NATIONALE DU JERUSALEM POST (16 mars 2001, page 8)

 Traduction française de Menahem Macina pour CJE

 

QUESTION D'EDWARD JACOBS

Monsieur - L'article d'Abigail Radoszkowicz sur le cheikh professeur Palazzi, "Pour l'honneur d'Allah" (16 février), m'a considérablement perturbé, et en lisant mon exemplaire du Coran, j'ai le regret de dire que j'ai toutes les raisons pour cela.

Mon exemplaire est en arabe avec une traduction en anglais et un bref commentaire, il est édité par Malik Ghulam Farid, et publié sous les auspices de Hadrat Mizra Tahir Ahmaad. Il a été édité pour la première fois au Royaume Uni en 1981, par la Mosquée de Londres, et réimprimé, toujours au Royaume-Uni, en 1988, par Islam International Publications.

 On lit dans la Surate 17, strophe 105 : "Et après lui, Nous avons dit aux Enfants d'Israël, 'Habitez dans la Terre Promise; et quand le temps de la promesse des Derniers Jours viendra, nous vous rassemblerons de divers peuples'  ".

 C'est le commentaire qui me dérange: "Cette strophe donne à entendre que, comme les Juifs, les Musulmans subiront un désastre à deux reprises. Le premier de ces désastres est advenu aux Musulmans quand Bagdad est tombée aux mains des Tartares, sous Hlaku Khan. Ici, on leur dit qu'ils seront visités par la punition divine pour la deuxième fois dans les derniers jours – au temps du Messie promis, exactement comme les Juifs ont été punis au temps du premier Messie - Jésus.

"Cette strophe signifie que quand les Musulmans seront punis pour la deuxième fois, ce qui se rapporte à l'accomplissement de la 'promesse des Derniers Jours', les Juifs seront ramenés en Terre Sainte de toutes les régions du monde. La prophétie a été remarquablement accomplie par le retour des Juifs en Palestine,  lors de la déclaration Balfour, et par la proclamation de ce qu'on appelle l'Etat d'Israel. La 'promesse des Derniers Jours' se rapporte au temps du Messie promis (Bayan)".

 Il me semble que le cheikh professeur Palazzi est terriblement naïf dans son interprétation, ou bien quelque chose m'aurait-il échappé?

 Edward Jacobs,

Bristol, Royaume-Uni

 REPONSE DU CHEIK PALAZZI

Le problème auquel M. Jacobs est confronté n'est pas celui de ma naïveté présumée, mais plutôt l'exemplaire du Coran qu'il utilise. Ce n'est pas une traduction faite par des savants islamiques, mais un livre édité et publié par des membres de la secte d'Ahmadiyyah/Qadiyyani, ayant son origine dans le sous-continent indien, au XIXe siècle, et dont le fondateur, Ghulam Ahmad Al-Quadiyyani, fut excommunié pour sa tendance à interpréter le Coran de manière conjecturale afin d'apporter la preuve de son affirmation qu'il était lui-même le messie.

 La croyance d'Al-Qadiyyani était basée sur la distinction qu'il établissait entre Jésus (considéré comme "le Messie des juifs"), et lui-même (le soi-disant "Messie des Musulmans"). La plupart des événements historiques du Coran sont interprétés par cette secte comme une "préfiguration" de la vie d'Al-Qadiyyani. Tout cela n'a évidemment pas le moindre fondement dans l'Islam.

 La traduction de la strophe est correcte en elle-même; sa signification va de soi et ne nécessite aucun éclaircissement supplémentaire. Elle explique que les enfants d'Israël ont reçu d'Allah l'ordre de vivre dans la Terre Promise, et prédit qu'ils retourneront y vivre avant la fin du monde.

 Mais ce que l'annotateur de la secte expose ici n'a aucune relation avec la strophe elle-même. Ni en cet endroit, ni dans aucune autre strophe, le Coran ne dit que "comme les juifs ont souffert deux fois, les Musulmans souffriront deux fois". L'annotateur ne revendique cela qu'en raison de son approche sectaire, du fait de sa croyance extra-coranique que les événements relatés dans le Coran préfigurent la vie d'Al-Qadiyyani, que l'on peut correctement décrire comme le Shabtai Zvi de l'Islam.

 La distinction entre un "ancien Messie" et "un Messie Promis" est totalement étrangère à l'Islam, mais elle est fondamentale dans le Qadiyyanisme. Les membres de cette secte utilisent l'expression de "Messie Promis" comme l'un des titres de leur fondateur, et du fait que ce titre n'existe absolument pas dans l'Islam, ceux qui l'utilisent peuvent être facilement identifiés comme Qadiyyanites.

 Aujourd'hui le mouvement originel de Qadiyyani s'est scindé en deux branches. L'un est situé à Qadiyyan (Inde) et considère comme des "incroyants" tous les Musulmans qui refusent d'accepter la "messianité" d'Al-Qadiyyani. L'autre, fondé par Muhammed Ali, est situé à Lahore (Pakistan), et a d'intenses activités missionnaires.

 Ceci peut évidemment semer la confusion chez beaucoup d'Occidentaux, en les amenant à supposer que les commentaires coraniques et autres livres édités par ce groupe sont en accord avec l'Islam.

Par Yeshoua - Publié dans : islamsioniste
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Samedi 16 septembre 2006

By Abigail Radoszkowicz

 JERUSALEM POST - EDITION INTERNATIONALE (16 Février 2001)

 Traduction française par Menahem Macina pour CJE

 14 février 2001 - Abigail Radoszkowicz a rencontré le cheik Abdul Hadi Palazzi, un universitaire musulman italien iconoclaste, qui croit que le droit juif sur la terre d'Israël est inscrit dans le Coran.

 "Et ensuite Nous avons dit aux Enfants d'Israël: 'Habitez en sécurité dans la Terre Promise. Et quand le dernier avertissement se produira, nous vous rassemblerons en une foule composite' ".

 Vous ne parvenez pas à vous souvenir de ce verset précis de l'Ecriture, que ce soit dans l'Ancien ou dans le Nouveau Testament? C'est parce qu'il est tiré du Coran (17:104, Le Voyage Nocturne).

 Il est rare qu'en plein conflit arabo-israélien, on entende des passages coraniques qui pourraient être interprétés comme fournissant une justification islamique à l'établissement d'un Etat juif en Israël. Aussi, le message d'un Imam (ecclésiastique musulman) en visite à Jérusalem, la semaine dernière - selon lequel le maintien de la souveraineté juive actuelle sur le Mont du Temple ne pose aucun problème théologique tant que les droits religieux des musulmans sont sauvegardés, et que le Sionisme est la réalisation d'une prophétie coranique - a-t-il stupéfié beaucoup de ceux qui l'ont entendu.

 Le cheik et professeur Abdul Hadi Palazzi, secrétaire général de l'Association Musulmane Italienne et vice-Président  de l'Association de l'Amitié Islam-Israël, "la Racine et le Sarment" - qui encourage l'étude et la pratique des enseignements juifs universels - le croit fermement. Si fermement, d'ailleurs, qu'il est arrivé la semaine dernière, alors que l' "intifada d'al-Aksa" fait toujours rage, comme principal intervenant à la Conférence sur Jérusalem, organisée par l'association, qui se tenait dans les locaux du Conseil de la Ville de Jérusalem.

 Dans son discours, Palazzi a plaidé en faveur du maintien de la souveraineté d'Israël sur Jérusalem, en faisant remarquer  que la sainteté de Jérusalem dans l'Islam provenait de deux sources: C'est la ville des prophètes bibliques pré-islamiques et également révérés par l'Islam  (les rois David et Salomon), et c'est l'emplacement du Dôme du Rocher d'où Mohammed est monté au ciel (Le Voyage Nocturne).

 Durant sa visite, Palazzi a été reçu également par le Président Moshe Katsav et une délégation comprenant le député druze du Likud, Ayoob Kara; le Cheik Abdul Aziz Bukhari, habitant de Jérusalem-Est, qui dirige l'Ordre Soufi de Nakshbandi ainsi que la Communauté musulmane d'Ouzbékistan en Israël; et Zuhair Hamdan, habitant de Sur Baher qui prétend avoir collecté 10.000 signatures de ses concitoyens arabes de Jérusalem, pour une pétition exigeant un référendum avant que leurs secteurs soient transférés à l'Autorité Palestinienne.

 A l'occasion de l'élection de Katsav, Palazzi avait adressé à ce dernier une lettre de félicitations, dans laquelle il suggérait que si Israël gardait sa foi et ses commandements religieux, il triompherait dans sa lutte historique pour la survie. Questionné sur le point de savoir si, en devenant plus observant, Israël sera mieux agréé de ses voisins musulmans, Palazzi répond : "s'il y a un attachement sincère aux valeurs religieuses, particulièrement dans le cas du Judaïsme et de l'Islam, avec leurs liens uniques, alors la paix devient davantage qu'un rapport entre deux cultures. Une base religieuse de compréhension est plus efficace et stable qu'une base d'opportunisme politique, parce qu'elle exige de se comporter en être humain envers un autre être humain devant Dieu."

 Palazzi, âgé de 40 ans, a été élevé en Italie par une mère musulmane dont le grand-père avait émigré d'Alep [Syrie] et d'un père italien converti à l'Islam.

 Il a un doctorat en sciences islamiques, décerné par le grand Mufti d'Arabie Saoudite; il a étudié à l'université d'Al-Azhar au Caire, et occupe actuellement la fonction d'Imam de la Communauté Islamique italienne. Depuis 1991, il dirige l'Institut Culturel de la communauté, qui favorise l'éducation islamique en Italie, combat le fondamentalisme et le fanatisme islamiques, et préconise le dialogue interreligieux.

 Pour Palazzi, le pluralisme commence à la maison. Il est marié à une catholique, et ils élèvent en musulman leur fils Omar, deux ans. Palazzi enseigne également à l'Institut de Recherche Anthropologique de Rome, après avoir été antérieurement maître de Conférence en histoire religieuse à l'Université de Velletri, à Rome.

 Quand on lui demande comment lui sont venues ses conceptions, Palazzi estime qu'en plus de son éducation universitaire traditionnelle sunnite, sa situation de minorité dans sa patrie doit l'avoir également influencé. De fait, bien des choses, dans le caractère de Palazzi, ressemblent à l'expérience de l'acquis culturel mélangé du Juif de Diaspora. Son comportement chaleureux et positif est caractéristique des maîtres soufis - le Soufisme est une dimension et une discipline mystique de l'Islam, rejetée par certains musulmans comme trop ésotérique par rapport à des enseignements plus orthodoxes – mais, dans son cas, tout cela se conjugue à un goût italien pour la belle vie.

 Palazzi cite des passages du Coran qui prouvent que la terre d'Israël a été donnée aux Juifs, et que les Juifs seront ramenés en Israël avant la fin des temps, comme par exemple : "Rappelez-vous les paroles de Moïse à son Peuple [les Enfants d'Israël]... Entrez, mon Peuple, dans la Terre Sainte que Dieu vous a destinée. Ne vous détournez pas au point de tout perdre."

 Il n'est pas étonnant que Palazzi soit critiqué par une partie de ses coreligionnaires en raison de son interprétation messianique de tels passages. Une musulman libéral qui vit à Jérusalem et préfère ne pas s'identifier, reproche à Palazzi d'aller trop loin en s'écartant du consensus musulman courant.

 Mais Palazzi réplique à cela que son point de vue reflète plus étroitement l'Islam traditionnel que l'Islamisme politisé d'aujourd'hui. Tout en reconnaissant que le consensus est un concept important dans l'Islam, il explique que "consensus" signifie que "les érudits islamiques majeurs de par le monde n'ont aucune objection face à une position spécifique - ce [consensus] ne constitue pas un référendum de la pensée populaire".

 C'est pourquoi, dit-il, il n'a pas été l'objet de menaces de la mort. Rien de ce qu'il affirme n'est hérétique, et nul ne peut controverser ses vues - ni sur le plan de la théologie, ni sur celui de la tradition. Bien qu'il soit, comme il dit, hors du consensus courant, il n'est pas totalement à l'écart des cercles religieux.

 En fait, Palazzi n'est pas la seule voix islamique à s'exprimer ouvertement en faveur d'Israël. Il est rejoint, ici et à l'étranger, par beaucoup de maîtres Soufis. Le Cheik Soufi Mehmet Selim, en Turquie, a même dit qu'Israël mérite l'admiration pour sa défense fidèle des droits de l'homme.

 Mais alors que le Soufisme peut être considéré comme marginal, ce n'est pas le cas du monde musulman non arabe, dont, entre autres, la Malaisie et l'Indonésie, ainsi que la Turquie elle-même. Et Palazzi de signaler que, dans ces pays, ses vues ne sont pas considérées comme entièrement anormales. Le Président indonésien Abdurrahman Wahid, qui est aussi un éminent savant musulman, s'est déclaré en faveur d'une amélioration des liens de son pays avec Israël.

 Palazzi admet aussi la remarque selon laquelle les gouvernements comme ceux d'Egypte et de Turquie favorisent la tradition soufie de spiritualité et de mystique apolitiques afin de contrecarrer l'islamisme. L'inverse est également vrai, dit-il; les pays ayant une forte tradition soufie, comme la Turquie, ont été les moins réceptifs à ce que l'on appelle "l'Islam fondamentaliste", ou "l'Islamisme."

 Palazzi se dit encouragé par les conceptions de l'Islam traditionnel (par opposition à ce qu'on appelle aujourd'hui "l'Islam fondamentaliste" ou "islamiste") provenant des républiques musulmanes de l'ancienne Union Soviétique. En effet, le credo de la nouvelle université islamique de Tashkent, tel que le décrit dans ses grandes lignes Islam Karimov, Président de l'Uzbekistan, a tout sauf une tonalité  islamiste: " [Le but de l'université est] de cultiver l'étude de notre religion dans une perspective large et humanitaire, en tenant compte des développements des sciences naturelles et de la civilisation du monde. Nous avons l'intention d'apporter une noble contribution au développement de la morale et de l'éthique, et de renforcer la paix et la stabilité dans notre pays et dans le monde entier, par des sentiments qui stimulent l'amour et le respect mutuels entre les peuples".

 Il y a une génération, même certains secteurs du monde arabe musulman étaient plus disposés qu'ils ne le sont aujourd'hui à faire preuve de souplesse dans leurs rapport avec Israël. Quand le défunt Président égyptien Anwar Sadate a réalisé son  voyage de paix à Jérusalem, en novembre 1977, il était accompagné du cheik Sha'rawi, l'ancien mufti révéré d'Egypte qui avait démissionné de sa fonction publique pour se consacrer à l'étude du Soufisme.

 Par cet acte, Sha'rawi, autorité islamique universellement reconnue, a contredit l'affirmation selon laquelle la paix avec Israël était impossible d'un point de vue islamique. En priant avec Sadate à la mosquée d'al-Aksa, il est allé à l'encontre des appels de dirigeants musulmans à s'abstenir de s'y rendre tant qu'elle sera sous autorité juive. L'influence de Sha'rawi était si forte qu'elle a même obligé le mufti d'Arabie Saoudite à déclarer qu'un traité de paix avec Israël est permis tant qu'il sert les intérêts musulmans.

 Mais tout a changé avec la mort de Sha'rawi, et l'assassinat de Sadate. L'organisation terroriste du Hamas, qui fait obédience à l'autorité religieuse du mufti d'Arabie saoudite, a tiré profit de l'échappatoire que contenait sa décision [tant que (ce traité de paix) sert les intérêts musulmans], et proclame maintenant que le développement de relations pacifiques avec Israël ne sert plus les intérêts musulmans.

 Selon Palazzi, les chefs religieux politisés d'aujourdhui, particulièrement les prédicateurs charismatiques populaires, sont généralement loin d'être des savants. Souvent ils n'ont aucune certification, ni au sens traditionnel [des relations] maître-disciple, ni en ce sens qu'ils n'ont jamais fréquenté des établissements d'études islamiques. Palazzi évoque une interview d'Ahmed Yassin par le journal al-Quds, au cours de laquelle ce dirigeant charismatique du Hamas révéla qu'il n'avait jamais étudié au delà de l'école primaire, et que son titre de "cheik" était uniquement honorifique, en raison de son âge et de sa position.

 Palazzi se réfère également au refus de Ikramah Sabri, le Mufti de Jérusalem appointé par l'Autorité Palestinienne, d'admettre qu'un temple juif ait jamais existé sur le Mont du Temple. Ce qui, ajoute-t-il dit, constitue un cinglant affront à la tradition islamique.

 L'Imam Qurtubi, l'homologue islamique du commentateur juif Rashi, cite un ancien commentateur - l'Imam Tabari - qui se référait à la réponse du Prophète Mohammed à la question d'un disciple concernant les ruines du célèbre Temple juif. Qurtubi a mis par écrit les paroles de Tabari sur la destruction du Temple, lesquelles correspondent point par point aux récits bibliques de la destruction du Temple par les Babyloniens, de sa reconstruction, et de sa destruction finale par les Romains.

 Palazzi estime que Sabri a été un laquais de l'OLP avant sa nomination au poste qu'il occupe actuellement [mufti de Jérusalem). De fait, Sabri s'était plaint auprès du directeur de la mosquée de Rome, à propos de Palazzi et des vues peu communes qu'il avait exprimées en tant que représentant musulman à une conférence de 1996 sur Jérusalem, qui s'était tenue dans cette ville. Palazzi avait demandé au directeur de la mosquée de communiquer à Sabri son adresse et son numéro de fax, pour permettre à ce dernier de s'adresser directement à lui - mais Palazzi attend toujours des nouvelles Sabri.

 Palazzi précise que c'est la secte des Wahabites, qui règnent en Arabie Saoudite, qui est responsable de la politisation de l'Islam qui prévaut au Proche-Orient et dans une grande partie du monde islamique.

 Il qualifie les Wahabites, autrefois une tribu de Bédouin nomades, de "lettrés primitifs". Il en veut pour preuve l'exemple de deux princes saoudiens qui accompagnèrent des astronautes dans une mission de la NASA, il y a dix ans, afin de témoigner officiellement, devant un tribunal religieux [islamique], de ce que véritablement la terre n'est pas plate. Et il affirme que le Wahabites ont fait d'énormes efforts pour transformer la religion de l'Islam en une idéologie politique totalitaire.

 Le Wahabites eux-mêmes ont été flétris comme hérétiques par des centaines de fatwas, avant les Anglais ne leur confèrent la suprématie et les aident à prendre le contrôle de La Mecque et de Médine. Investis de la puissance matérielle par leur richesse pétrolière, et de la puissance spirituelle par le contrôle qu'ils exercent sur les lieux saints majeurs de l'Islam, l'Arabie Saoudite - et les Frères Musulmans qu'elle appuie - exercent une influence énorme sur le monde musulman.

 En Europe, accuse Palazzi, les musulmans locaux sont confrontés à un "colonialisme religieux". Alors que, selon l'estimation de Palazzi, seules environ 200 communautés musulmanes, sur un total d'un demi-million, s'identifient avec les Frères Musulmans, ces derniers dirigent plus de 90 pour cent des mosquées italiennes. Palazzi affirme également que les ambassadeurs saoudiens font pression sur les gouvernements européens locaux pour qu'ils considèrent les clercs Frères Musulmans comme les représentants officiels des musulmans locaux. Toutefois, les ambassadeurs de pays comme le Maroc et l'Egypte font contrepoids en montrant que les Frères Musulmans extrémistes sont interdits dans leur pays.

 Palazzi attire également l'attention sur le fait qu'aux USA, l'influence des Islamistes est encore plus forte grâce aux puissants liens financiers (c'est-à-dire le pétrole) et politiques des Saoudiens. Le comble de l'ironie, fait-il remarquer, est que la seule organisation autorisée à former les aumôniers militaires [musulmans] aux USA est religieusement rattachée au Hamas - bien que les USA aient proscrit ce dernier qu'ils qualifient d'organisation terroriste.

Par Yeshoua - Publié dans : islamsioniste
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Vendredi 15 septembre 2006

RETOUR MESSIANIQUE D'ISRAËL DANS SA TERRE ET TRADITION MUSULMANE

 Note de Menahem Macina, CJE

 Le site "Alliancefr.com" publie une intéressante interview du Professeur Israël Feldman, psychanalyste, professeur en victimologie à l'Université Paris XIII, Bobigny, réalisée par Yonah Dureau : "L'identification pathologique d'Israël à son agresseur".

 On peut y lire les lignes suivantes, qui sont tout à fait consonantes avec les affirmations du cheikh professeur Hadi Palazzi, que nous avons reproduites sur notre site (voir "Pour l'honneur d'Allah").

 Nous tenons à remercier madame Anne Benoualid, de Lyon, d'avoir attiré notre attention sur ce détail important.

 "Je reviens tout juste d'Azerbaidjan, poursuit le Professeur Feldman, où j'ai rencontré un rabbin chargé d'enseigner la Torah et sa tradition aux futurs mollah. La plupart d'entre eux sont opposés aux Palestiniens et m'ont démontré que le retour des Juifs en Israël était prévu par le Coran, et que seul le but de ce retour constituait une polémique entre les commentateurs. Certains disaient effectivement que les Juifs reviendraient pour être jugés, d'autres annonçaient que ce retour aurait lieu tout simplement pour habiter en Israël. Mais tous étaient d'accord pour dire que ce retour messianique aurait lieu. Pour tous les mollahs avec lesquels je parlais, il ne fallait plus rien céder aux Palestiniens, qui selon eux avaient moralement et religieusement tort. Encore une fois, cette dimension religieuse n'est pas à négliger, puisqu'elle envahit tout l'être du croyant, et que nous devons donc la prendre en compte pour lui parler."

(source:http://www.chretiens-et-juifs.org/article.php?voir[]=195&voir[]=6618)

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Vendredi 15 septembre 2006

Déclaration de Cheikh Palazzi Grand Mufti de Rome:

« nous(musulmans)devrions nous réjouir que les juifs soient retournés en Israël et qu'ils y aient fondé un Etat.C'est un grand signe pour nous car dans le Saint Coran,est écrit que le Mahdi reviendrait dans ces temps la."

Et aussi: "il est évident que les juifs retournés en terre d'Israël font reverdir les terres de Palestine comme si cette terre reconnaissait ceux à qui elle appartient ».

Par Yeshoua - Publié dans : islamsioniste
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Vendredi 15 septembre 2006

Le sionisme musulman - Par Abdelkader Amlou
An Nahar

:: mardi, le 13 juin 2006

L’islamologue française, Madame Anne-Marie Delambre, a critiqué mon "Appel aux musulmans : Quand le Coran est sioniste", dans le but de détruire la thèse de « Reconnaissance Religieuse » fondée sur le Coran, prétendant que ce livre récupère les prophètes juifs en les purifiant des fautes de leur peuple, et par conséquent, « Israël justifié » dans l’aval du Coran est un « Israël musulman ».

Madame Delcambre, loin d’avoir voulu tendre sciemment la vérité Coranique, confond des sens à ne plus confondre de quelques mots qui font l’objet de son discours, toujours hostile, sur un islam « extrêmement violant » et sur le prophète Mahomet, le « guerrier » : Affaire de hobbies !

« Juif » et « jew »

On ne trouve pas le mot « juif » dans les écritures hébraïques. Seules les français l’emploient pour designer les adeptes du judaïsme. Chez les anglais le mot « jew » porte le même sens. Aucune liaison n’existe entre les deux mots, sauf leur non appartenance au radical « Juda ». Le son « j », l’ajout des anglais qui ont à leur tour traduit si tôt du Latin, les textes saints, avant que les français le fassent, et la large diffusion des textes après l’invention de l’impression, venait dès lors remplacer le son latin « u » et le grec « ou ». Ainsi « Youssef » devient « Joseph », Yaâcob » devient « Jacob », « Yehouda » devient « Juda » etc.

A l’encontre du français, le mot « Jew » s’apparente manifestement à un autre dans une autre vieille langue qui a commercialisé pour des siècles nombreux avec l’hébreu : Tamazight, dans son dialecte du sud marocain. Il s’agit du mot « gayou » qui signifie « tête », terme pris comme unité de recensement de la population.
Quelque soit l’origine du mot « juif », son sens de culte, de culture, remplace aujourd’hui le sens ethnique d’entité de provenance d’un espace géographiquement limité, ou bien, dans les meilleurs des cas, introduit celui d’appartenance à la tribu de « Juda ».

« Yahoudi » en arabe

Les Arabes quant à eux gardent encore deux nominations distinctes : « Yahoudi » (au singulier), et « Fils d’Israël). La première nomination indique la communauté de provenance de « Yahouda » au sens géographique et culturel, la seconde pour indiquer les douze tribus, ascendants de Jacob. Alors que les deux sens parfois fondus l’un dans l’autre, fondent le discours dans la littérature musulmane, les anglophones et les francophones « inventent » des mots étrangement nouveaux, loin d’être capable d’envisager tous à la fois les sens géographique, culturel et ethnique.

« Yahoud » (pluriel), « benou-Israel » dans le Coran

Le Coran reprend la terminologie existante déjà sur place, à l’époque, sans confondre de significations. On sait que la présence des cette communauté de Juda au tout culturel différent de celui de l’arabe, et qualifiée de civilisée, a influencé profondément toute la vie de l’arabe au point de se convertir au judaïsme. Lorsque le Coran relate les événements de l’histoire de cette communauté nouvelle, ils nous parle des « Fils d’Israël », mais lorsqu’il s’agit d’une polémique, il parle des « juifs » : On est dans ce cas, en face des « Fils d’Israël et les arabes convertis au Judaïsme ». Deux sens, ethnique et culturel.

Islam Littéral et Islam Conventionnel

Le mot « islam » vient dans le texte coranique dans deux sens différents. Relativement à l’histoire des enfants d’Israël, pour les définir en tant que monothéiste parfaitement « soumis » (c’est bien la signification de « mouslim, musulman » en arabe) à Dieu. C’est le sens littéral du mot. Le sens conventionnel est celui d’un islam aux cinq piliers. C’est au 7ème siècle avec Mahomet que ce sens devient, inclus le littéral, considérable. Si on prend en considération uniquement la conventionalité du terme, on risque de mettre Abraham, par exemple, en dehors de l’islam, ce qui est d’ailleurs impardonnable.

Entre le Coran et l’Ancien Testament

Dans l’Ancien Testament le mot « juif » est inexistant. Mais on peut traduire l’expression qui les désigne, comme entité religieuse différente des polythéistes, par « Adorateurs de YAHWAH ». Cette expression est rappelée dans le Coran aussi. Adoration de Dieu, dont le fruit n’est en fin de compte qu’une soumission parfaite à la volonté de Dieu contenue dans le mot « islam ». Il n’est pas étonnant dès lors qu’elle soit une expression où converge le sens ethnique et culturel, « fils d’Israël » et « juif », car les deux mots renvoient aussi au religieux qu’à l’ethnique. La Torah , s’agissant de l’histoire des fils d’Israël s’intéresse à la vie des descendants de Jacob, dans le sens ethnique le plus pur, quant aux Nabiim, ces livres prêtent attention à la polémique au premier plan.

Tout comme la Torah et les nabiim, le Coran suite à la même procédure, entame une séparation entre les deux grands thèmes : l’Histoire et la Religion. Et voilà donc la légitimité de reprendre la communauté dans ces deux dimension : L’ethnie spécifique aux descendants de Jacob, et la religion partagée avec les autres. Les appellations distinctes sont cependant de recours.

La confusion dans la littérature herméneutique occidentale qui se donne au Coran, à cause de la sous-estimation réservée aux mots, laisse à prévoir le malentendu pour des décennies à venir. D’où l’ambiguïté, la perplexité, qui devraient être évité si l’on apprenait à procéder de manière à respecter le contexte historique, social et politique, pour définir à la perfection autant que possible, les significations des termes employés comme notions décisives dans la construction du discours.

Par Yeshoua - Publié dans : islamsioniste
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Vendredi 15 septembre 2006
Vendredi 30 Juin 2006
ENTRETIEN DE NONIE DARWISH
« Il est grand temps que des Arabes sponsorisent les mouvements qui luttent en faveur de la paix. Les Arabes ont besoin d'entendre la vérité de la part d'autres Arabes »
Par Marc Tobiass


Des Arabes en faveur d'Israël - oui, cela existe. C'est même le nom du site - Arabs for Israel - fondé par Nonie Darwish. Arabe et musulmane, Nonie Darwish est née au Caire et a grandi à Gaza à l'époque où Nasser promettait de détruire Israël. Son père, Mustapha Hafez Darwish, dirigeait à l'époque les services de renseignement à Gaza. C'est lui qui crée les Fedayin, ces groupes armés qui mènent des attaques en territoire israélien pour y semer la mort et la destruction. En 1956, le père de Nonie est assassiné dans la première opération ciblée israélienne. Nasser en fait un héros national et le hisse au rang de « Chahid ». La question qui revient ensuite sur les lèvres de tous les officiels arabes qui rendent visite à la famille endeuillée : « Qui vengera le sang du père tué par les Juifs ? ». Nonie Darwish vit aujourd'hui aux États-unis. Son livre - « Now they call me Infidel » - sort en novembre prochain.


Marc Tobiass Qu'est-ce qui vous a incitée à créer le site « Arabs for Israel » ?

Un côté recherchait la paix tandis que l'autre voulait la guerre

Nonie Darwish Ma décision est le fruit de plusieurs étapes déterminantes. Évidemment, lors de mon enfance en Égypte et à Gaza, je partageais la haine des Juifs et des Israéliens inculquée dans le milieu arabe. J'étais endoctrinée comme tous les autres. Mais quand j'ai émigré aux États-unis en 1978, j'ai commencé à réaliser qu'il y avait une autre réalité complètement ignorée par les Arabes, parce que volontairement occultée. On nous a toujours enseigné que les Juifs sont venus dans la région comme des étrangers, des occupants. Personne n'a jamais laissé entendre que les Juifs avaient des racines historiques sur cette terre du Proche-Orient. Curieuse de nature, je me suis donc intéressée à la question. Parallèlement, en vivant dans un milieu multiculturel aux États-unis, j'entendais souvent des Juifs et des Chrétiens parler de paix, de compassion, de pardon et de tolérance. Ils demandaient souvent ce que l'on pouvait faire pour parvenir à la paix avec les Arabes. En revanche, je n'entendais jamais de tels propos du côté de mes amis arabes. Il n'était question que de haine envers Israël et les Juifs. Je réalisais alors qu'un côté recherchait la paix tandis que l'autre voulait la guerre. En tant que journaliste, l'idée m'était venue d'écrire un article pour promouvoir la paix, mais je restais paralysée, de peur de me couper du milieu arabe.

M. Tobiass Alors justement qu'est-ce qui a déclenché votre courage pour oser prendre la parole et dire ce qui semble être « l'irrecevable » dans le monde arabo-musulman ?



J'ai d'abord eu la hantise d'être confrontée à la haine des miens si je m'autorisais à dire du bien des Juifs et d'Israël


N. Darwish Ma première motivation à soutenir Israël remonte à une dizaine d'années. À l'époque, mon frère a eu un accident cérébral alors qu'il était de passage à Gaza. Dans son entourage, tous les Arabes lui ont dit que s'il voulait avoir une chance de survivre il ferait mieux d'aller se faire soigner à hôpital Hadassah en Israël plutôt qu'au Caire. Quand j'ai appris que l'hôpital Hadassah lui avait sauvé la vie, je me suis sentie reconnaissante envers les médecins de l'hôpital, mais aussi envers les autorités israéliennes et le peuple juif. Je découvrais un aspect de la réalité israélienne que l'on nous avait toujours caché. Une fois de plus, j'ai eu le désir de prendre la plume pour en parler, mais j'avais encore la hantise d'être confrontée à la haine des miens si je m'autorisais à dire du bien des Juifs et d'Israël.
Quelques années après, je suis retournée pour la première fois en Égypte afin de faire découvrir le pays à mes enfants nés aux États-Unis. Cela a été un choc ! Les Frères musulmans s'étaient renforcés et la société s'était radicalisée. Les discours de haine avaient empiré et se propageaient davantage alors que, parallèlement, je découvrais plus de chômage encore, de pauvreté et de corruption que par le passé. Dans la presse, aucune mention de cette réalité. En revanche, les journaux rendaient Israël et les États-Unis responsables de tous les malheurs du pays. Cela m'avait profondément déprimée, mais le pire m'attendait au lendemain de mon retour aux États-Unis, avec les attentats du 11 septembre. Je me suis réveillée avec les images d'un avion percutant la deuxième tour des Twins. Je me suis immédiatement dit que c'était là le résultat du jihad que je venais de laisser derrière moi en Égypte. Les États-Unis étaient à leur tour frappés par le poison, comme si le jihad dont j'étais issue me rattrapait en Amérique. Devant cette horreur, j'ai ressenti soudainement une grande empathie pour Israël qui est victime du terrorisme depuis plus de cinquante ans ! Et comme je savais que le public était très mal informé sur tout ce qui touche au conflit israélo-arabe, j'ai décidé qu'il fallait lui déciller les yeux, lui dire la vérité.

M. Tobiass Si l'on en croit le narratif arabe, Israël subit le terrorisme à cause de l'occupation des Territoires.

N. Darwish C'est faux, et je suis bien placée pour savoir que le terrorisme frappait Israël avant l'occupation des Territoires en 1967. Mon père - connu sous le nom de Moustapha Hafez - était à la tête des Fedayin dans les années 50.
En tout cas, j'étais tellement en colère après le 11 septembre que je n'ai pu m'empêcher d'écrire un article en faveur de la paix - « En faveur d'Israël ». L'article a paru sur le net et dans un journal féminin local, une publication très limitée donc…

M. Tobiass …Quelles ont été les réactions à cet article ?

N. Darwish Incroyable ! J'ai reçu des centaines de e-mails d'Amérique mais aussi d'Europe de gens qui m'apportaient leur soutien et leur bénédiction, d'Arabes qui louaient mon courage, mais qui me signifiaient qu'ils avaient trop peur pour reprendre à leur compte mon message.

M. Tobiass Comment expliquez-vous cette crainte des musulmans modérés à faire entendre leur voix ?

N. Darwish Ils craignent l'amalgame. Ils croient que s'ils dénoncent les islamistes radicaux, on leur prêtera l'intention de dénigrer l'islam en général. Ils ont trop peur pour faire la distinction entre l'islam et l'islamisme radical.

M. Tobiass Pourquoi ce courant radical arrive-t-il à se faire passer comme étant la voie royale de l'islam ?

N. Darwish Il y a beaucoup de contradictions dans le Coran. Le mot « Palestine » n'y figure pas alors que les enfants d'Israël y sont bénis à plusieurs reprises. Le Coran mentionne également que les enfants d'Israël seront rassemblés en Terre promise avant la fin du monde. Ce verset (17 :104) implique normalement qu'aucun musulman ne doit s'opposer au rassemblement des Juifs en Terre promise, car ce serait aller contre la volonté d'Allah. Le problème est que l'on perçoit pratiquement deux textes dans le Coran : ce que Mohamed a écrit d'abord à la Mecque - texte modéré -, et ce qu'il a ensuite écrit à Médine, beaucoup plus virulent et plein de colère. L'autre problème c'est que la majorité des musulmans ne différentient pas ces deux textes, ou alors privilégient le second qui est chronologiquement postérieur - comme s'il annulait le texte de la Mecque. Et comme il n'y a pas d'autorité suprême pour trancher en faveur d'un islam modéré et que peu de musulmans lisent réellement le Coran dans son intégralité, ils ne savent pas vraiment de quoi il est question. Ils sont le plus souvent abreuvés de sermons extrémistes.

M. Tobiass Pourquoi exalte-t-on plus volontiers la violence et l'agressivité plutôt que la modération dans les rangs de l'islam ?

N. Darwish À cause du sentiment qu'il faut haïr pour faire le jihad - la guerre sainte contre tous ceux qui ne sont pas musulmans -, que seuls le jihad et le martyre sont source d'honneur et de fierté. C'est l'interprétation de la majorité. Mais les tenants de cet islam profitent de la richesse et de la puissance que leur procure de nos jours le pétrole pour diffuser leur islam à travers le monde.

M. Tobiass Avez-vous été menacée ? Craignez-vous une Fatwa contre vous ?

N. Darwish Croyez-le ou non, mais jusqu'ici je n'ai jamais été menacée. Je ne suis pas dans la liste des 33 contre lesquels des Fatwa ont été récemment décrétées en Égypte. C'est vrai, parfois j'ai peur, mais je ne peux plus rester silencieuse. De plus en plus d'Arabes et de musulmans s'élèvent contre cette barbarie. Les extrémistes vont-ils maintenant prononcer une Fatwa contre tous les Arabes qui condamnent le terrorisme ? Contre tout ceux qui réclament la liberté et la démocratie ? Je ne renoncerai plus à ma liberté d'expression de crainte de fâcher les islamistes radicaux.

M. Tobiass Vous avez écrit qu'il est regrettable que les Arabes n'aient pas fait preuve de leur hospitalité légendaire pour accueillir les Juifs de retour au Proche-Orient, et qu'ils auraient dû les accueillir comme une bénédiction plutôt que comme une menace.

N. Darwish Oui, absolument. Ils auraient dû dire aux Juifs qu'ils étaient les bienvenus dans la région. Cela aurait été un signe de force et non de faiblesse. Ils auraient dû accueillir les Juifs qui fuyaient l'Europe après la Seconde Guerre mondiale….

M. Tobiass Comme les Ottomans à l'époque de l'expulsion des Juifs d'Espagne ?

N. Darwish Tout à fait, et l'Empire Ottoman a prospéré ensuite pendant plusieurs siècles. Je ne comprends pas pourquoi les Arabes ont pris le parti des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Imaginez le bien que cela aurait été pour l'islam d'adopter une attitude hautement morale. Quelle aurait été sa grandeur si nous avions accueilli les Juifs désespérés qui fuyaient les persécutions ! Au lieu de cela, les Arabes ont choisi la guerre et le terrorisme.

M. Tobiass Et aujourd'hui vous mettez l'accent sur le danger que représente l'islamisme radical…

N. Darwish …Si vous visitez mon site « Arabs for Israel », vous verrez que beaucoup d'Arabes sont en faveur de la paix, et qu'il est urgent qu'ils puissent faire entendre leur voix. Une voix opprimée jusqu'ici. Mais j'espère qu'à partir de mon initiative, de ma petite contribution, ce mouvement prendra de l'ampleur. En tout cas, tout laisse à croire que nous sommes dans la bonne direction, si j'en juge par l'affluence des messages de soutien que nous recevons.

M. Tobiass Diriez-vous que la lutte idéologique contre l'islamisme radical doit avant tout prendre son essor au sein du monde arabo-musulman ?

N. Darwish Bien sûr, mais ce monde a certainement besoin d'une inspiration venue de l'extérieur. C'est lui qui sera le plus gravement atteint s'il refuse de se reformer. Le terrorisme ne frappe pas seulement Israël, Londres, Madrid et New York, mais aussi le tissu social et moral du monde arabe. Il le détruit de l'intérieur. Ce qui se passe aujourd'hui à Gaza en est la preuve flagrante. Avant c'était le Fatah qui accusait le Hamas d'être responsable des actes de terrorisme, aujourd'hui c'est le gouvernement Hamas qui blâme le terrorisme d'autres groupes… Dans les faits, chaque fois qu'une organisation terroriste est appelée au pouvoir, elle délègue le terrorisme à d'autres groupes.

M. Tobiass À vous entendre parler de la sorte, on pourrait croire que vous êtes anti-islam et anti-Arabe…

N. Darwish …Absolument pas ! Au contraire, je veux le retour du bien. Je pense que la culture et la politique arabe ont été empoisonnées par l'islamisme radical, et qu'il faut se mobiliser pour expurger ce poison.

M. Tobiass La cure sera-t-elle longue ?

N. Darwish Cela va prendre beaucoup de temps, car de trop nombreuses générations ont grandi dans la culture du jihad, ce qui les empêche d'appréhender la paix et de la désirer. Ces générations ne connaissent rien des vertus de la paix. Je sais, c'est une mauvaise nouvelle, pas seulement pour Israël, mais pour le monde entier ainsi que pour les musulmans.

M. Tobiass Peut-on parler d'une fascination de la violence qui aurait saisi le monde arabe et musulman ?

N. Darwish Quand depuis la naissance on n'entend rien d'autre que le mieux à faire est de tuer des Juifs, tuer des infidèles, de haïr l'Amérique et l'Europe, on grandit en pensant que tout cela est normal. De plus, autour de cette normalité, on instaure également la peur, la peur de tout ceux qui ne sont pas musulmans. Or en instaurant la haine et a peur dans le cœur et la tête des gens dès leur plus jeune âge, ils en arrivent à croire que le terrorisme est acceptable, qu'il est même une solution. Cet islam-là souffre d'une maladie très grave, voire autodestructive. Et si je le dis ouvertement, c'est justement parce que j'aime ma culture d'origine.

M. Tobiass Comment aider au mieux la cause que vous défendez ?

N. Darwish D'un point de vue prosaïque en trouvant des volontaires qui m'aideraient à gérer mon site internet. J'aimerais pouvoir établir une interaction immédiate avec le monde arabe. Il serait aussi grand temps que des Arabes sponsorisent les mouvements qui luttent en faveur de la paix. Les Arabes ont besoin d'entendre la vérité de la part d'autres Arabes. Cela aurait beaucoup plus d'impact que tout ce que peut dire un élément étranger.

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Vendredi 15 septembre 2006

Le Temple de Salomon et l'Islam

par Menahem Macina

Ci après deux articles qui donnent matière à réflexion. Il s'agit de deux avis radicalement opposés émanant de deux personnalités islamiques de premier plan, à propos de l'existence du Temple de Salomon et de la souveraineté israélienne sur Jérusalem-Est, l'une et l'autres niées et combattues par le mufti de Jérusalem, alors qu'elles sont confirmées et appréciées par le Cheik Palazzi.

Le premier texte (il s'agit d'une interview du mufti de Jérusalem par le journal allemand Die Welt) est en anglais (j'en ai traduit deux passages essentiels). Le second est également en anglais, mais je l'ai entièrement traduit en français.

Vous noterez la belle empathie dont fait preuve le Cheikh Palazzi à l'égard du lien juif à Jérusalem, ainsi que l'honnêteté avec laquelle il reconnaît l'existence du Temple de Jérusalem, vulgairement niée par Arafat et des leaders religieux islamiques.

Quant au courage étonnant dont fait preuve ce religieux islamique en conseillant de laisser la gestion politique de la Vieille Ville aux autorités Israéliennes, il faut espérer qu'il ne le paiera pas cher.

En tout état de cause, ce type de prises de position reconnaissant la vérité des faits - hélas! trop rarement exprimées, sans doute par peur des polémiques ou pire encore - nous enseigne qu'il ne faut pas trop vite recourir à l'amalgame en ne voyant dans les dirigeants religieux islamiques que des fanatiques et des terroristes.

Ce fait réconfortant, même s'il est marginal confirme, s'il en était besoin, que tout homme et toute femme, quelle que soit sa confession de foi, a en commun avec ses frères et soeurs en humanité le sens de la vérité et de la fraternité.

Menahem Macina

 

The PA Mufti : Jews from Germany Should Return There

Special Dispatch - PA January 25, 2001 - No. 182 - Middle East Media Research Institute (MEMRI)
P.O. Box 7837, Washington DC, 20038-7837 - Phone: (202) 955-9070 - Fax: (202) 955-9077
E-mail: MEMRI@erols.com - Website: www.memri.org

The PA Mufti, Ikrima Sabri, was interviewed by the German Die Welt on the issues of Jerusalem, the Jews and the Arab-Israeli conflict. [1] Following is the interview:
(On se souvient peut être de l'attitude agressive de ce dignitaire religieux, lors du voyage du pape en Terre Sainte) Voir, par contraste, les positions conciliantes de l'éditorialiste de Haaretz : Mutual Respect on the Temple Mount

Une autre personnalité musulmane reconnaissait sans problème, en 1996, l'origine juive de Jérusalem et de son Lieu Saint

Die Welt : The new Intifada is named after the Al-Aqsa Mosque which is on the Temple Mount. On January 4, the Chief Rabbinate declared that Jewish Halacha (Religious Law) prohibits "the transfer of sovereignty over the Temple Mount to foreigners, whether directly or indirectly", for it is the holiest place for the Jewish people. Four days later, you declared in a Fatwa that the place is Muslim in its entirety. Is this an unsolvable contradiction?

Sabri: There is not [even] the smallest indication of the existence of a Jewish temple on this place in the past. In the whole city, there is not even a single stone indicating Jewish History (IL N'Y A PAS LA PLUS PETITE INDICATION DE L'EXISTENCE D'UN TEMPLE JUIF DANS LE PASSE. DANS TOUTE LA VILLE, IL N'Y A PAS LA MOINDRE PETITE PIERRE TEMOIGNANT D'UNE HISTOIRE JUIVE). Our right, on the other hand, is very clear. This place belongs to us for 1500 years. Even when it was conquered by the Crusaders, it remained Al-Aqsa, and we got it back soon afterwards. The Jews do not even know exactly where their temple stood. Therefore, we do not accept that they have any rights, underneath the surface or above it.

Die Welt: It is agreed among archeologists that the Wailing-Wall is part of the foundation of Herod's temple. The Bible and other antique sources report about this place in detail. Why can't you respect the Jewish connection to this place?

Sabri: It is the art of the Jews to deceive the world (LES JUIFS ONT L'ART DE TROMPER LE MONDE). But they can't do it to us. There is not a single stone in the Wailing-Wall relating to Jewish History (IL N'Y A PAS LA MOINDRE PETITE PIERRE DU MUR (DES LAMENTATIONS) QUI REMONTE A L'HISTOIRE JUIVE). The Jews cannot legitimately claim this wall, neither religiously nor historically. The Committee of the League of Nations recommended in 1930, to allow the Jews to pray there, in order to keep them quiet. But by no means did it acknowledge that the wall belongs to them.

Die Welt: Why don't you allow Israeli scientists to dig there to look for possible remnants and proofs for or against the existence of the Jewish temple?

Sabri: We categorically reject all excavations under the Al-Aqsa mosque, because they would endanger the historical buildings on the site. Besides, they have already dug everywhere. All they could find were remnants of buildings from the Omayyad-period. Everything they excavated was related to Arabs and Muslims.

Die Welt: King Hussein once proposed "Divine Sovereignty" over Temple Mount, in order to reduce the tensions between peoples and religions there.

Sabri: We accept God's sovereignty. That is why this mosque is called Al-Aqsa. Allah himself gave it this name. Allah wants the place to belong to the Muslims and to no one else. This is acceptable to us.

Die Welt: Would you agree, if necessary, to the internationalization of the city, in order to manage these unsolvable problems?

Sabri: An internationalized Jerusalem would be worse for us than a Zionist Jerusalem. In such a case, the entire world, and not only one state, would be against us. This would be a regression to colonial times.

Die Welt: On March 23, the Pope said in Jerusalem: "Religion must never be an excuse for the use of force especially when religious identity overlaps with cultural and national identity." How would you answer him?

Sabri: Any religious man would agree with that. We also believe that religion is not the reason for the hatred between peoples. Only those without religion ignore that. But who are they? Who occupies and destroys other peoples and their property?

Die Welt: The Intifada is also violent. Wasn't the peaceful resistance with which Gandhi ended British colonialism in India, more successful?

Sabri: We have fought for peace without using violence since 1967. But no one listened to us. We won resolutions in the UN, but no one lifted a finger for us.

Die Welt: In your July 2000 Fatwa you declared: "We insist on the Right of Return for all the 1948 refugees and prohibit them from getting compensations for [the loss] of the Holy Land, for it has no price. What are the borders of this Holy Land that you refer to?

Sabri: From an Islamic point of view, it stretches from the Mediterranean to the Jordan [River]. It is Palestine in its entirety.

Die Welt: And there is no place for the Israelis?

Sabri: For the Jews who lived here before, there will be a place, of course. But all those Jews who came here from all over the world, must return to the places from where they came. The Jews from Germany should return to Germany. (laughs) After all, you like them so much, don't you?

Die Welt: Does this mean, that there is no place here for a Jewish state?

Sabri: I didn't address this issue in my Fatwa. All I said was that the refugees must return. I didn't say anything about the borders.

[1] Die Welt (Germany) January, 17, 2001.

Un Cheik sunnite affirme que le mufti de l'Autorité Palestinienne déforme l' Islam

By Etgar Lefkovits
Jerusalem Post

JERUSALEM (30 janvier 2001)

Le Prof. Abdul Hadi Palazzi, Cheik sunnite, secrétaire général de l' Association Musulmane Italienne, s'est prononcé en faveur du maintien de la souveraineté israélienne sur la Vieille Ville de Jérusalem. Il accuse également le Mufti de Jérusalem nommé par l'Autorité Palestinienne d' utiliser la religion à des fins politiques d'une manière qui déforme l' histoire de l'Islam.

« Dans la situation actuelle, la seule manière de préserver les libertés religieuses des trois principales religions est qu'Israël soit seul à avoir la souveraineté sur la Vieille Ville », a dit hier Palazzi.

Suite aux accords d'Oslo, l'Autorité Palestinienne a « exilé à Amman le précédent mufti pour le remplacer par un autre qui se sert de sa position pour prêcher une idéologie politique nationaliste », dit Palazzi. En déniant le lien du Judaïsme avec Jérusalem , le mufti de l'Autorité Palestinienne nie aussi fondamentalement l'histoire de l'Islam, affirme Palazzi.

« Dire que le Temple de Salomon n'a jamais existé, alors que ce dernier est mentionné dans les principaux commentaires islamiques médiévaux, contredit non seulement la Bible et l'histoire, mais également l'Islam et le Coran, alors qu'il est notoire que le Coran est « une confirmation des Ecritures qui l'ont précédé », dit-il.

Maître de conférences à l'Université de Velletri, au département d'histoire des religions, Palazzi a également occupé les fonctions d'Imam de la communauté islamique italienne. Il est docteur en sciences islamiques par décret du grand mufti d'Arabie Séoudite.

Il a été co-fondateur, en 1998, de la Société d'Amitié Islamo-Israélienne, qui encourage une attitude musulmane positive envers les Juifs et Israël. Une étude rédigée par lui en 1997 et intitulée : « Le dialogue Judéo-Musulman et la question de Jérusalem », a été publiée par l'Institut du Congrès Juif Mondial. http://www.jpost.com/Editions/2001/01/30/News/News.20474.html

Sunni sheikh says PA mufti distorts Islam

By Etgar Lefkovits

JERUSALEM (January 30) - A Sunni sheikh who is the secretary-general of the Italian Moslem Association, Prof. Abdul Hadi Palazzi, has come out in favor of Israel retaining complete sovereignty over Jerusalem's Old City. He also charges that the Palestinian Authority-appointed mufti of Jerusalem is using religion for a political goal in a way that distorts the history of Islam. "In the present situation, the only way to preserve religious freedoms for all three major religions is for Israel to be the single sovereign over the Old City," Palazzi said yesterday.

As a consequence of the Oslo accords, the PA has "sent the former mufti to exile in Amman and replaced him with a mufti who uses his position to preach with a political-nationalistic ideology," said Palazzi. By denying Judaism's connection to Jerusalem, the PA mufti is in essence negating Islamic history as well, Palazzi said.

"Saying that there was no such thing as a Solomon's Temple, even though that is mentioned in the major medieval Islamic commentaries, contradicts not only the Bible and history but Islam and the Koran as one," he said - noting that the Koran is "a confirmation of the scriptures that came before it." A lecturer at the University of Velletri in the department of history of religion, Palazzi has also served as imam for the Italian Islamic community. He holds a doctorate in Islamic sciences by decree of the grand mufti of Saudi Arabia.

In 1998, he cofounded the Islam-Israel Friendship Society, which promotes a positive Moslem attitude toward Jews and Israel. A 1997 essay he wrote entitled, "The Jewish-Moslem Dialogue and the Question of Jerusalem" was published by the Institute of the World Jewish Congress.

Par Yeshoua - Publié dans : islamsioniste
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Vendredi 15 septembre 2006

EXCLUSIF GUYSEN ISRAEL NEWS

Janvier 2006
Le Cheikh Palazzi, grand mufti de Rome et l'une des autorités musulmanes les plus respectées d'Europe, s'est rendu le 10 janvier à Hébron.
Il a déclaré aux Juifs de la cité des Patriarches : "n'abandonnez pas Hébron" !
Il a ajouté : "Je suis sioniste".


Un document exceptionnel de Ugo Rankl.

Pour voir la vidéo,cliquez-ici:
http://www.guysen.com/annexe.php?title=palazz

Par Yeshoua - Publié dans : islamsioniste
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